Le choeur de l'église de Théhillac

 

L'artiste peintre et décorateur André Mériel-Bussy

1902-Fougères -

1984-Ploudalmézeau

a réalisé la fresque

dans le chœur de l'église de Théhillac .

Ce peintre diplomé des Beaux Arts de Rennes et de Paris a été maintes fois primé au Salon des Artistes Français.

Il a réalisé des fresques à Vannes, Arradon en Bretagne et en Ile de France.

 

L'église Saint-Pierre-du-Moutier (XVI-XIXème siècle), agrandie en 1852 (par le prolongement du choeur actuel) et complétée en 1864.

C'était un édifice du XVIème siècle, à décoration flamboyante, dont il ne reste plus que le choeur à chevet plat et une porte en tiers-point moulurée d'un gros tore s'appuyant sur de petites colonnettes.

La nef et le haut clocher qui s'élève sur le porche occidental ont été construits à la fin du XIXème siècle.

Le clocher date de 1864.

On y trouve, placées de chaque côté de l'entrée de l'église, des pierres tombales de deux seigneurs de Théhillac, dont l'une est datée de 1545 ; 

Patrimoine de Théhillac

Evènement

2020 :

Projet de restauration

du clocher

de l'église de Théhillac

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Chemin de croix

La frairie de Théhillac paraît avoir été la plus importante peut-être, et certainement la plus ancienne. Elle possédait deux édifices religieux : l'un, Saint-Pierre-le-Moustier, sur les bords de la Vilaine, et l'autre, dédié à saint Lienne, sur le chemin qui conduit aujourd'hui à la route départementale de Saint Dolay à Sévérac. Cette frairie forme aujourd'hui la commune de Théhillac, qui relève du Morbihan depuis 1790, et la paroisse du même nom, qui resta au diocèse de Nantes, jusqu'au concordait de 1801.

Jusqu'en 1642, Théhillac n'est que frairie de Missillac et, comme la frairie des Marais, les habitants se plaindront de l'éloignement de leur église paroissiale, où ils doivent se rendre pour les baptêmes, les mariages, les enterrements et les jours de grande fêtes. Pensons-y : douze kilomètres à parcourir, avec les moyens rudimentaires de l'époque, à travers des chemins défoncés l'hiver, où les voitures et les charrettes s'embourbent et où les piétons, plus nombreux, risquent de s'enliser.

En 1642, Mgr de la Baume Le Blanc, évêque de Nantes, finit par céder à leur requête, la construction de la chapelle Saint-Pierre-le-Moustier en église trêviale de Missillac.  A partir de cette date, Théhillac a ses registres de baptêmes, de mariages et d'enterrements ; c'est pourquoi on ne relève, au XVIIè siècle, aucun acte d'état civil aux archives de Missillac. Les habitants de la trêve ont néanmoins l'obligation d'assister aux offices à la paroisse-mère les jours de grandes fêtes. Cette situation durera jusqu'en 1801, où la paroisse, reconnue comme telle, sera rattachée au diocèse de Vannes.

Il est néanmoins certain qu'au début du christianisme dans notre pays, Théhillac possédait un monastère indépendant avec ses moines et sa chapelle. Le fait que l'église de cette petite paroisse est dédiée, depuis des temps immémoriaux, à saint Pierre, montre bien qu'à l'origine, Théhillac était indépendant de Missillac, car il n'est pas possible qu'on ait donné le même patron à l'église trêviale et à l'église mère, "Saint Pierre le Moustier", qui fut toujours, aux temps anciens, l'appellation de ce hameau, indique clairement qu'avant la fondation de l'abbaye de Saint-Gildas-des-Bois il y avait, en ces lieux, un monastère, un Moustier, dépendant de religieux angevins et cela vraisemblablement, comme le dit M. Léon Maitre, au IVè ou Vè siècle. Saint Aubin, évêque d'Angers, se serait réfugié dans un monastère qu'il nomme "Tincillacense Monasterium". Rien n'empêche de rapprocher cette désignation du Moustier Saint-Pierre de Théhillac, ce que nous n'hésitons pas à faire, à la suite de Léon Maître. 

Lorsque les Bénédictins de Saint-Gildas prirent en main, vers 1100, la direction de la paroisse de Missillac, Saint-Pierre-le-Moustier, abondonné sans doute par les moines angevins, fut rattaché à Missillac et la chapelle du couvent devint chapelle de frairie. L'église actuelle est de la fin du XVè et elle a été agrandie et entièrement restaurée en 1864 ; on peut donc la considérer comme un sanctuaire moderne, muet sur son passé.

La frairie de Théhillac avait un deuxième lieu de culte à Saint-Lienne. C'était une très ancienne chapelle, située entre Saint-Dolay et Théhillac, sur cette lande qui fut, au Moyen Âge, connue pour ses ardoisières réputées. Il s'y tenait de grandes foires, aussi célébres que celles de Montonac ; saint Lienne, comme son rival saint Corneille, était invoqué pour la protection du bétail.

Dans les années 1955-1956, l'intérieur de l'église a été entièrement rénové

Six statues ont été repeintes en 2018 et 2019.

Source : L'écho de la Vilaine - Bimenstriel - Novembre-décembre 2019 - n° 48

L'église Saint-Pierre et Saint-Paul de Théhillac

et le cimetière

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