L'église Saint Martin de Camoël

Sainte Thérèse de Lisieux

Statue en plâtre placée 

dans l'église le 20 mai 1926.

Restaurée et peinte en 2006.

Don de Mme LADMIRAULT

de Kerbily

Saint Martin

Statue en bois polychrome

XVIII ème siècle

Eglise Saint Martin (1865) et le Fronton

Histoire

La paroisse de Camoël est dédiée à saint Martin de Tours. Au XIè siècle, une relique du saint aurait été apportée par les moines de Marmoutier, conservée aujourd'hui dans un reliquaire du XVIIè siècle. 

L'église actuelle a remplacé, à la fin des années 1800, un édifice de style roman du XIè détruit au XIXè : jugé trop petite pour accueillir les paroissiens, son plan en croix latine ne comportait qu'un bras. Faute de moyens à l'époque, l'édifice manquait également d'entretien. L'église sera réédifiée en 1859 et bénie le 19 novembre 1865.

En 1874, le clocher accueillait trois cloches : "Martin" bénie en 1709, "Jeanne-Marie" et "Marie-Louise". A partir de 1924, une horloge donnera l'heure aux Camoëlais.

Pour l'anecdote, on peut rappeler que la tour du clocher a abrité un réservoir d'eau pour alimenter les habitants. Les vitraux qui colorent aujourd'hui l'intérieur (neuf, chœur, chapelles, baptistère), n'ont été placés que tardivement en 1958.

De Nantes à Vannes

Au Moyen-Âge, la paroisse est intégrée à la paroisse d'Assérac, dépendante du diocèse de Nantes. Mais au début du XIXè, elle passe dans le diocèse de Vannes dont elle fait toujours partie.

Une statuaire riche

L'église, entièrement restaurée, bénie le 17 septembre 2006, abrite de nombreux éléments relatifs à son protecteur. A l'entrée, sur une bas-relief, figure une charité de saint Martin : le saint partageant son manteau pour un mendiant. A l'intérieur, une fresque reprend cette scène(1). L'église abrite également une statue de saint Antoine et de sainte Thérèse.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Au niveau du transept, statues de saint Corneille (Kornéli, pour les Bretons) et saint Jean-Baptiste. Une seule statue dans l'aile gauche du transept, celle de la Vierge Marie, tenant l'enfant jésus dans ses bras placée sous une fresque qui rappelle la naissance de la dévotion à saint Anne : Apparitions de Sainte Anne à Nicolazic, au champ du Bocéno, à Saint-Anne-D'Auray. Dans le chœur, saint Martin et saint Brice se font face en habits d'évêque.

Le motif principal de l'entrée est la croix, dont le jaune évoque le soleil, la lumière de la foi. Il est répété dans le triskèle des vitraux latéraux. D'autres rappellent l’emblème de l'hermine.

Sur les autres vitraux figurent le baptême de Jésus, dans le baptistère, la Vierge Marie, sainte Anne et Marie, saint Louis et saint Martin (dans le chœur) et enfant, saint Louis Marie Grignon, dit le Père de Montfort.

Le premier des trois vitraux du chœur, offerts par le municipalité, représente la Vierge Marie en compagnie de sainte Anne. Le second représente saint Louis en roi et le troisième, saint Martin. Un dernier vitrail, situé à gauche du transept, nous rapproche de l'histoire régionale, représentant saint Louis de Montfort. né en 1673, en Ille-et-Vilaine, prêtre en 1700, il vient en mission à Camoël en 1709.

Une particularité de l'église de Camoël tient à la présence, à l'entrée du chœur, d'une icône (1999) écrite par Renée France Ladmirault, représentant le Christ Pentacrator.

L'église Saint-Martin, bien que de dimensions modestes, s'inscrit dans une longue histoire à la fois locale, régionale, nationale et internationale, témoignant de l'inscription ancienne de la commune dans la foi chrétienne.

Source : "L'écho de la Vilaine n° 51"

"Historique des églises de Camoël de la paroisse et de l'école"                                              

Les anges repeints par Daniel BOEFFARD, à l'occasion de la rénovation de l'église, veillent sur l'assemblée du haut de la tour-porche depuis le 25 mars 2007

Statues de saint Corneille et saint Jean-Baptiste,

XIXème siècle, bois polychrome,

encadrant le tabernacle ouvert le Jeudi Saint

Saint Matin, "le miséricordieux"

patron de la paroisse de Camoël

2016 -  le mémorial

des anciens combattants

et morts pour la patrie

Saint Martin de Tours,

aussi nommé Martin le Miséricordieux

par le pape François,

dans le cadre de l'Année sainte de la miséricorde 

né dans l'Empire Romain,

plus précisément à Savaria dans la province romaine de Pannonie (actuelle Hongrie),

en 316 ou 317

et mort à Candes, en Gaule,

le 8 novembre 397,

est l'un des principaux saints de la chrétienté.

En 360, Martin, installé dans un ermitage à Ligugé,

a fondé le premier monastère

stable connu en Gaule.

Il y est ordonné diacre puis prêtre.

En 371 les Tourangeaux ont choisi

Martin pour évêque.

C'est le plus célèbre des évêques de Tours

avec Saint Grégoire de Tours.

En 2016, le 17ème centenaire de la naissance de saint Martin a coïncidé avec l'Armistice de 1918.

Elle a été une fête ecclésiale et communale

Le 11 novembre, en présence de 

Monseigneur le vicaire général, Gaëtan LUCAS. 

en procession, les chrétiens,

après les bénédictions

des statues de saint Marin à la fontaine

et à la maison paroissiale

sont entrés dans l'église saint Martin

pour assister à la messe d'action de grâce.

La fête s'est poursuivie par un Hommage

aux anciens combattants

et morts pour la patrie,

  le traditionnel vin d'honneur

et un repas fraternel.

(1) "Tout le monde connait l'épisode au cours duquel Martin, alors officier romain en garnison à Amiens, voyant un pauvre homme à moitié nu et transi de froid, se défit de sa cape et la partagea avec le miséreux. Dans la nuit qui suivit, il vit en songe Jésus-Christ qui portait cette moitié de son monteau. Martin avait vêtu le Christ. 

Dans de nombreux pays, l'hospitalité est un aspect fondamental des relations sociales,

car fondée sur la notion sacrée de la fraternité, de l'accueil, de la tolérance."

 

Extrait du Careme à domicile, Lecture quotidienne du mercredi des Cendres à Pâques - Edition 2016

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