Viens avec nous visiter une église

Le parvis est la place ouverte située devant la porte d’entrée de l’église. Elle porte son nom du mot « paradis ». Autrefois, lorsqu'on se trouvait près d'une église, on disait qu'on était proche du Ciel.

Elle donne accès à l’église paroissiale,

Orientation de l'église paroissiale :

Lorsque nous sommes à l'extérieur de l'église nous pouvons remarquer que l'entrée principale de l'église est à l'ouest, c'est à dire du côté du soleil couchant.
Lorsque nous entrons par la porte principale, nous nous dirigeons vers l'est, vers la Terre Sainte :
on marche donc vers le lever du soleil, vers la lumière qui grandit. Ceci nous rappelle que :
Le chemin que Jésus nous propose est un chemin de Lumière, de Résurrection... 
Avec lui, nous sommes invité(e)s à vivre une levée de notre vie.

Exceptionnellement, l'église de Pénestin est tournée nord-est sud-ouest, vers la Vilaine.

Le clocher est une construction qui s'élève au-dessus, ou parfois à côté, de l'église et qui abrite les cloches.

Les cloches marquent deux temps spécifiques : le temps civil et le temps religieux. Le temps civil correspond aux heures de la journée ; le temps liturgique correspond aux offices religieux et aux fêtes exceptionnelles (angélus, mariage, enterrement, commémoration etc). Ce signal sonore apparaît donc très régulier au cours de la journée.

A l’entrée de l’église se trouve un « bénitier » rempli d’eau bénite.

 

Le bénitier est une vasque en pierre ou un coquillage.

Avec l’eau bénite qu’il contient, tu peux tracer sur toi le signe de reconnaissance des chrétiens :

le signe de croix. Quand tu fais cela, tu exprimes ton désir de purification.

Ce signe de croix fait avec l’eau bénite en entrant dans l’église (le bâtiment)

rappelle l’eau du baptême qui fait entrer dans l’Eglise avec un « E »

majuscule, c’est-à-dire le peuple de Dieu, la grande famille des chrétiens.

Entre en silence dans l'église. Dieu t'invite.

 

Les chrétiens ont un signe de reconnaissance : ils tracent sur eux la croix de Jésus. Pour faire le signe de croix, tu peux tremper d’abord le bout de la main droite dans l’eau bénite, puis tu fais le signe de croix en disant les paroles : au nom du Père (sur ton front), et du Fils (sur ton ventre), et du Saint-Esprit (sur ton épaule gauche), Amen (sur ton épaule droite).

Le baptistère ou « fonts baptismaux » est la cuve où sont baptisés les chrétiens avec l’eau,

signe de leur entrée dans une vie nouvelle.

Par le sacrement du baptême, on devient membre de l’Eglise avec un « E » majuscule, c’est-à-dire membre du peuple de Dieu, on entre dans la famille des chrétiens.

Cette partie de l’église où sont installés les bancs s’appelle la « nef » du latin navis : le vaisseau ou navire.

C’est l’espace où les amis de Jésus appelés aussi  « fidèles » se rassemblent pour la messe, appelée aussi « assemblée dominicale ».

Autrefois, quand on voulait recevoir du prêtre le pardon de Dieu, on allait s’agenouiller dans une espèce de meuble ressemblant à un placard et appelé « confessionnal ».

Aujourd’hui, tu t’assieds plutôt à côté du prêtre quand tu viens demander pardon à Dieu pour tes péchés.

Le prêtre t’écoute, te bénit et te donne le « sacrement du pardon ».

Dans presque toutes les églises, se trouve une représentation du « chemin de croix »,

c’est-à-dire ce que Jésus a vécu le vendredi saint : il a porté sa croix, a été crucifié, est mort, a été mis au tombeau.

Ce chemin de croix est raconté en 14 « stations » numérotées souvent en chiffres romains : I, II, III, IV… Ce sont de simples croix, des tableaux, bas-reliefs ou sculptures racontant les 14 épisodes de la crucifixion.

Chaque vendredi saint, les fidèles qui le veulent revivent dans l’église le chemin de croix de Jésus.

Depuis 1958, construction du Chemin de Croix à Lourdes, se répand l’habitude de terminer ce petit pèlerinage devant l’autel majeur, « avec Marie, dans l’espérance de la Résurrection du Christ ».

L’autel est la table sur laquelle le prêtre offre le pain et le vin pendant la messe et les consacre pour qu’ils deviennent corps et sang de Jésus.

Le prêtre refait les mêmes gestes que Jésus lors de la « Cène » du jeudi saint, c’est-à-dire au moment du dernier repas pris avec ses disciples.

On s’incline avant d’approcher l’autel car c’est la table du Seigneur.

 

L’ambon est le pupitre sur lequel se trouve le livre de la Parole de Dieu appelé « Lectionnaire ».

Ce livre contient les textes de la Bible qui sont lus pendant la messe. L’ambon peut être recouvert d'un drap aux couleurs du temps liturgique.

La sacristie est une petite pièce qui communique avec l’église.

On y range les vêtements sacerdotaux, c’est-à-dire les habits que le prêtre met pour dire la messe.

On y range aussi les objets liturgiques qui servent à la célébration de l’Eucharistie.

Pour célébrer la messe, le prêtre pose d’abord sur sa tête « l’amict » qui joue le rôle de casque contre les forces du mal. Puis il en couvre ses épaules et revêt par dessus une aube blanche, symbole de purification. Ensuite, il enfile une chasuble ou met une sorte d’écharpe appelée « étole ». La couleur de la chasuble et de l’étole varient selon la fête que l’Eglise célèbre :

c’est ce qu’on appelle les couleurs liturgiques.

Blanc (et or) : couleur de la gloire de Dieu pour les fêtes de Noël (naissance de Jésus) et Pâques (résurrection de Jésus).

Violet : couleur de la conversion pour le temps du carême (avant Pâques) et celui de l’Avent (avant Noël).

Vert : temps « ordinaire ». Le vert, couleur de l’espérance est aussi la couleur de la nature avant que les boutons de fleurs ne s’ouvrent et prennent leur propre couleur. C’est un temps où tu es toi aussi appelé à grandir dans la foi et à prendre ta «couleur»…

Les vases et linges liturgiques servent à célébrer l’Eucharistie

 

Le calice est une coupe qui contient le vin qui deviendra sang du Christ.

La patène est une petite assiette qui contient les hosties pendant la « consécration » (moment où le prêtre consacre les hosties, c’est-à-dire le moment où les hosties deviennent le corps de Jésus).

Le ciboire n’est pas fait pour boire ! C’est une coupe munie d’un couvercle, souvent surmonté d’une croix. Il recueille les hosties consacrées qui vont être données aux fidèles lors de la communion ou être déposées dans le Tabernacle.

Les burettes sont deux petites cruches qui contiennent l’eau pour laver les mains du prêtre et le vin qui sera versé dans le calice.

 

La pale est un carré blanc rigide posé sur le calice en début et fin de messe.

Le purificatoire est un linge blanc pour essuyer les vases sacrés après la communion.

Le corporal sert de petite nappe sous le calice, le ciboire et la patène.

Le manuterge sert d’essuie-mains au prêtre après la cérémonie du lavabo (lavage des mains).

Ces signes mystérieux A et W que tu vois écrits sur le cierge pascal sont A (alpha) et W (Oméga) la première et la dernière lettre de l’alphabet grec.

Quand Dieu dit « Je suis l’Alpha et l’Omega », cela veut dire qu’il est le commencement et la fin de toute chose. Il existait avant le commencement du monde, Il donne sens à la vie et à la mort.

Le cierge pascal est situé près de l'autel de la "Veillée pascale" à la "pentecôte". Il est présent aussi dans le chœur à l'occasion des baptêmes et des obsèques.

La croix est le signe de tous les chrétiens. C’est au nom de Jésus mort sur la croix et ressuscité que les chrétiens se rassemblent à l’église.

La croix est signe de la mort de Jésus mais aussi de sa vie offerte par amour pour nous. On parle de crucifix quand le corps de Jésus est représenté dessus la croix.

Les reliques sont des objets, tissus ou restes humains ayant appartenu à un saint. On les vénère car les saints sont pour nous des modèles qui « intercèdent » (prient) pour nous auprès de Dieu.

En principe, chaque autel, recouverte de trois nappes, possède une pierre sacrée contenant des reliques de saints.

C’est une façon de montrer que l’Eglise d’aujourd’hui est dans la continuité de celle bâtie par Jésus et les chrétiens qui nous ont précédés.

Les reliques peuvent aussi être déposées dans un coffret décoré de pierres précieuses.

Cette lumière rouge orangée, que tu peux trouver dans chaque église, signale le Tabernacle.

Le Tabernacle est une sorte de « petite maison » où le prêtre met les hosties consacrées pendant la messe et devenues ainsi pain de vie, présence réelle de Jésus. Chut ! Jésus est là !

 

L’ostensoir a une forme de soleil. Il présente l’hostie consacrée (on l’appelle aussi « Saint Sacrement ») aux fidèles pour un temps d’adoration.

Tu peux prier en silence devant Jésus présent dans le Tabernacle.

Pour ta prière, tu peux utiliser un prie-Dieu, chaise basse sur laquelle tu vas t’agenouiller pour « prier Dieu », ou simplement tu te mets à genoux au sol.

Parfois, il y a des bancs de prière : c’est un tout petit banc que tu poses à cheval sur tes jambes et tu t’assieds pour demeurer plus facilement dans une posture d’adoration à genoux.

Pas d’église sans vitraux !

 

Ils donnent de la lumière mais aident aussi à la prière, soit parce qu’ils sont des oeuvres d’art destinées à ouvrir nos coeurs à la beauté, soit parce qu’ils sont en eux-mêmes une catéchèse :

certains vitraux racontent des épisodes de la Bible, la vie de Jésus, ou présentent des saints.

Les bougies symbolisent la lumière du Christ.

On peut allumer une bougie ou un cierge pour continuer la prière que l’on a commencée.

Les églises comportent toujours des statues de «saints» :

Ce sont des personnes qui ont été « canonisées »,

c’est-à-dire que l’église les présente aux chrétiens comme des modèles.

Ils « intercèdent » (prient) pour nous auprès de Dieu. Parmi les statues de saints, on trouve souvent celle du saint « patron » de la paroisse (le saint dont l’église porte le nom).

Marie, maman de Jésus, est appelée aussi la Sainte Vierge.

 On dit que Marie est la porte du Ciel car elle nous conduit à Jésus. Encore plus que les autres saints, on peut prendre Marie pour modèle.

Marie est nommée parfois « Notre Dame ».

Ainsi, « Notre Dame de Lourdes » est Marie telle qu’apparue à Lourdes à sainte Bernadette : on la représente avec des roses sur les pieds et autour de la taille un chapelet (chaînette avec des grains que l’on fait glisser entre les doigts en récitant des « Je vous salue Marie »).

Je vous salue Marie, pleine de grâce,

le Seigneur est avec vous,

vous êtes bénie entre toutes les femmes

et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.

Sainte Marie,  Mère de Dieu, priez pour nous,

pauvres pêcheurs, maintenant

et à l’heure de notre mort.

AMEN.

Saint Joseph, l’époux de Marie, est un grand saint à qui on peut demander protection.

Il a accepté de veiller sur Jésus enfant et sur Marie, sa mère. Il est le père adoptif de Jésus, il l’a aidé à grandir. La plupart du temps, on représente St Joseph avec une fleur de lys blanc, symbole de pureté.

Le Pape est le chef de l’Eglise : avec tous les autres catholiques du monde, notre paroisse fait partie de l’Eglise, peuple conduit par le Pape, les évêques et les prêtres.

Le Pape actuel s’appelle « François ».

Il a succédé au Pape  «Benoît XVI»  (on dit Benoît seize)

qui lui-même a succédé au Pape Jean-Paul II qui a été déclaré «bienheureux», c’est-à-dire que sa vie peut servir d’exemple à tous les chrétiens. Il a été canonisé le 27 avril 2014. Saint Jean-Paul II est fêté le 22 octobre.

Merci de ta visite et viens prier avec nous dimanche... Jésus t'invite.

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